
Triton
Autre fois lorsque avec les mien il y avait pacte, nul ne quittais la méditerrané ou croiser son détroit sans avoir maille à pâtir avec moi sur mer ou mon fils Antée sur les rivages.
Aucun ennemi n’approchait les côtés, ou foulait notre sol.
Marins et pécheurs me sollicitaient plus que les terriens, pourtant c’est envers ces derniers que je vaquais au plus d’entrains à repousser les tentatives d’invasion par mer, même si de ça ils n’en savaient rien.
Je me contentais de la reconnaissance des côtiers et n’en voulais pas aux habitant de l’intérieur qui en ces temps là pour beaucoup n’avait jamais vue la mer, ni entendu parler de moi.
Avec les sédentaires des rives, j’avais d’infini connivences.
J’orientais leurs pécheurs vers les bancs poissonneux que rabattaient sur eux mes précieux dauphins. C’est d’ailleurs l’un des rares usages de collaboration entre les deux univers qui se soit perpétué jusqu'à nos jours chez les pêcheurs traditionnel de quelques contrés de l’atlantique.
Et si les maîtres charpentiers de l’époque construisaient de solides barques, birèmes et trières, pour monter la mer et faire le commerce avec les autres rivages, c’est que mon inspiration y était pour quelque chose.
Les navigateurs partout sur leurs galères partaient tranquillement en comptant sur ma protection. Je les surveillais de loin et en moins d’un clin d’œil j’étais avec eux en cas de coup dur.
Depuis on a oublié jusqu’à mon nom et non pas que je sois rancunier, cela ne fait nullement parti de notre caractère à nous les dieux, mais nous avons notre fierté : je suis donc retourné à mes abysses.
Dernièrement ce sont les créatures marines (Hé ! oui je suis aussi charger de protéger leurs quiétude) qui sont venues se plaindre de vos exactions et pêches abusives, qui menacent d’éteindre et éradiquer moult espèces.
Pour donner suite à leurs doléances, j’ai repris du service et contacté mon Confrère Anzar pour vous concocter quelques gentils tourbillons qui vont alléger le coin de ses esquifs étrangers qui draguent impunément les fonds marins.
Ne vous demandez plus pourquoi le ciel vous tombe sur la tête.
Nous sommes la conscience vive de la nature, le convenir vous renforcera et le désavouer ne fera que vous desservir.
Voyez combien les anciens savaient lorsque les temps n’étaient plus cléments, qu’ils avaient outragés et enfreints l’équilibre naturel et y remédiaient immédiatement.
Ils s’amendaient par des sacrifices, bien sur on ne leurs en demandait pas tant, mais par là faisaient preuve de contrition. Et leurs actes d’abnégations les aidaient plus à se guider sur la droite ligne, qu’ils ne nous parvenaient.
La nature a t-elle eu besoin un jour que l’homme lui donne autre chose que son juste ouvrage ?
Par contre pour les rares qui dans l’authenticité des actes inhalent et exhalent tamazight vingt quatre heure sur vingt quatre sans jamais bouger d’un iota depuis les temps immémoriaux, je suis et resterais éternellement le vaillant factionnaire des océans.
Et si l’un d’entre eux croise un jour sur les flots à notre gloire, qu’il sache qu’il a toute ma gratitude bien vaillante.
Issiwane.
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